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Rachat de crédit : quels sont les pièges à éviter ?

Rachat de crédit : quels sont les pièges à éviter ?

Avec des taux d’intérêt d’emprunt en baisse, il est tentant de se faire racheter son crédit immobilier en bénéficiant des meilleures conditions actuelles auprès d’une banque concurrente. Cependant, cette opération financière n’est pas toujours favorable pour le débiteur. Voici quelques conseils pour éviter les pièges du rachat de crédit ?

Qu’est-ce que le rachat de crédit ?

Le rachat de crédit est une opération financière qui consiste à faire racheter le crédit immobilier en cours par un autre organisme de prêt. Ce dispositif a pour but de permettre à l’emprunteur de bénéficier d’un meilleur taux que celui fixé initialement par la banque qui a accordé le crédit. Ainsi le montant des mensualités est réduit si le demandeur conserve au moins la même durée de remboursement. S’il souhaite l’écourter, les mensualités vont augmenter.

Le rachat de crédit est comparable à une renégociation de prêt, à la seule différence que la renégociation consiste à faire réviser son taux auprès de l’établissement qui a accordé le prêt initial alors que le rachat de crédit est effectué par une banque concurrente.

Quant au regroupement de crédit, il a pour but de faire racheter au moins deux prêts (immo et conso par exemple) par un établissement financier de son choix. Cette solution permet de ne payer qu’une seule mensualité de remboursement dont le montant est inférieur à la totalité des échéances pour les prêts contractés préalablement.

Attention aux frais en cas de rachat de crédit immobilier !

En cas de rachat de crédit, il faut s’attendre à payer des frais qui peuvent peser lourd sur le budget de l’emprunteur. Il s’agit notamment :

  • Des Indemnités de Remboursement Anticipé (IRA). La banque qui a accordé le prêt initial est en droit de réclamer à l’emprunteur qui fait racheter son crédit par un concurrent, des frais représentant jusqu’à 6 mois d’intérêt sans que leur montant ne puisse toutefois excéder 3 % du capital restant dû.
  • Des frais de garantie : dès lors qu’un nouveau prêt immobilier est souscrit dans le cadre d’un rachat de crédit, les frais de mainlevée sont appliqués par le notaire. Ils représentent environ 2 % du montant à racheter. Si la garantie est une caution, l’établissement qui a accordé le prêt initial peut rembourser à l’emprunteur jusqu’à 75 % des fonds qui lui ont été versés lors de la souscription du prêt. Cette somme devra être réglée au nouveau créancier.
  • L’assurance emprunteur : la nouvelle banque exige la souscription d’une assurance de crédit afin que les mensualités soient prises en charge, totalement ou partiellement, par l’assureur en cas d’aléa au cours de la période de remboursement. Toutefois, l’emprunteur n’est pas obligé d’opter pour l’assurance groupe proposée par le nouvel établissement de crédit. Il a la liberté de souscrire une assurance individuelle auprès de la compagnie de son choix par le biais de la délégation d’assurance.
  • Les frais de dossier : la banque qui rachète le crédit immo réclame des frais pour l’ouverture d’un dossier de prêt qui représentent généralement 1 % du capital emprunté.
  • Les frais de courtage : si le demandeur s’adresse à un courtier pour son opération de financement, il devra s’acquitter de frais de courtage. Ils sont généralement fixés à 1 % du montant du crédit sollicité.

Le rachat de crédit n’est pas toujours une opération intéressante pour l’emprunteur. Avant de s’engager, il est donc important de bien estimer le montant global des frais qu’il convient d’ajouter au coût total de la nouvelle opération bancaire. Le calcul permet de savoir si cette solution de financement est réellement rentable ou non.

Les pièges à éviter lors d’un rachat de crédit immo

En raison de la baisse des taux, les établissements financiers proposent régulièrement des offres alléchantes en matière de crédit. Si le prêt en cours est assorti d’un taux supérieur à 1 % de celui pratiqué actuellement, le rachat de crédit peut être envisagé dès lors que la réduction des mensualités est conséquente et que le nombre des échéances reste identique à celui qu’entraînait le prêt initial, voire inférieur.

En revanche, le consommateur doit se méfier de certaines sociétés de financement qui proposent des rachats de crédits. Quelques-uns de ces établissements profitent des personnes en situation de surendettement pour les convaincre de souscrire une offre de prêt afin d’alléger leurs mensualités de remboursement. Dans la majorité des cas, les taux sont plus élevés que ceux habituellement pratiqués par les banques. Ainsi la durée de remboursement du prêt peut représenter plusieurs années supplémentaires. En effet, plus le taux d’emprunt est élevé, plus le nombre d’échéances à rembourser augmente, ce qui impacte le coût global du crédit.

Dans le cadre d’un rachat de crédit immobilier, l’intéressé peut faire appel à un courtier. Ce professionnel digne de confiance se charge de trouver pour son client la solution de financement la mieux adaptée à son profil en contactant les organismes de prêt qui offrent les taux les plus bas et les meilleures conditions de rachat de crédit immobilier.

Le demandeur peut également faire jouer la concurrence en s’adressant aux professionnels du crédit. Mais cette démarche est souvent longue et fastidieuse. Afin de gagner du temps, la meilleure solution consiste à utiliser un comparateur de rachat de crédit en ligne. Après avoir complété le formulaire dédié, le demandeur reçoit plusieurs offres qui lui permettent de bien comparer puis de choisir celle qui est la plus compétitive.

 
 

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